Marion Moskowitz

 

 

 

 

La fête est finie installation in situ pour la caravane KICKART

Ce travail est issu de l’extraction d’un souvenir, d’une ambiance, d’un ressenti personnel nostalgique des moments échangés dans la maison familiale.
Cette installation reprend tous les codes de la fête: confettis, guirlandes, couleurs,… Ils sont ensuite assemblés et mis en scène pour recréer un espace fictif à la fois festif et comme laissé en l’état après la fête, et prêt à être déserté.

Le plafond de la caravane est ainsi recouvert de branches de sapin qui ont été enduites de couleurs recréant une sorte de forêt colorée et joyeuse comme tout droit sorti d’un rêve.
Au sol, un tapis vert rappelle un gazon cheap pour nous signifier un terrain herbeux. Dessus on retrouvent aiguilles de sapin colorées et confettis comme les restes de cette célébration abandonnée.

 

Marion Moskowitz est une artiste née en 1989 qui vit et travaille à Paris. Ses oeuvres sont autant de questions sur la place que l’on accorde à l’objet dans notre société, du sens qu’on lui donne à la part d’affect qu’il renvoi à chacun. Elle se joue des codes et détourne tour à tour des objets repérables, connus et chargés d’histoires personnelles ou universelles.
Ses sculptures et installations sont souvent liées à un souvenir personnel qu’elle réinterprète pour
donner une lecture poétique non sans cynisme afin d’évoquer une vision semble-t-il désenchantée
de notre monde. C’est ainsi que La pierre de mélancolie de Dürer s’affabule d’un rose cochon, les
scoubidous deviennent parures de cheveux et tresses africaines, des pèse-personnes se dérèglent pour devenir carré magique, le sapin se grime en guirlande, la Bible de Gustave Doré s’empare du mobilier Ikea; En somme, tout y passe. Elle recompose, détourne, et triture nos symboles, allégories, emblèmes, mythes anciens et contemporains, en employant un vocabulaire souvent associé au cheap ou au kitch.

Marion Moskowitz nous offre une œuvre colorée, drôle, et festive, qui pose pourtant un regard mélancolique et empreint de nostalgie sur ce monde. Elle aborde sans y paraître des questions dérangeantes telles que la fin des utopies, la mort de l’artisanat, l’identité féminine, et la grande désillusion contemporaine.

 

 

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